Nitya Mohan
Nitya Mohan sera à Paris, du 14 au 16 septembre 2026. C’est rare. Invitation à découvrir la puissance du son et de la voix dans le yoga. Aucune expérience préalable n’est nécessaire.
Nitya Mohan a grandi dans une famille où le yoga n’était pas une discipline parmi d’autres, mais un mode de vie. Son père, A. G. Mohan, a étudié pendant près de vingt ans auprès du légendaire Krishnamacharya, l’un des maîtres de yoga les plus influents du XXe siècle. Sa mère, Indra Mohan, marchait à ses côtés depuis le premier jour. Formée dès l’enfance au yoga, au sanskrit, au chant védique et à la musique classique indienne, Nitya dirige les programmes de formation Svastha Yoga & Ayurveda à Singapour depuis plus de vingt ans.
« En grandissant avec le yoga, le chant et le sanskrit, je ne comprenais pas que c’était différent de ce que faisaient les autres enfants. C’était simplement le normal chez nous. »
Et ce « normal » avait quelque chose de très concret. Ce n’était pas un programme formel, mais un fil vivant tissé dans les heures ordinaires de la journée. « Ma grand-mère m’apprenait à chanter pendant qu’elle épluchait les légumes, qu’elle cuisinait, ou qu’elle se reposait l’après-midi », se souvient Nitya. Le son n’était pas une performance ; c’était une présence.
Svastha : la santé comme boussole
Ce que Nitya enseigne n’est pas « un autre style de yoga ». Svastha, mot sanskrit désignant un état parfait de santé physique, mentale et physiologique, est le principe directeur. Tous les outils — asana, pranayama, mantra, musique — existent au service de cet équilibre intérieur. La question est toujours la même : cette pratique nous conduit-elle vers une plus grande plénitude, ou nous en éloigne-t-elle ?
Cette pratique
nous conduit-elle vers une plus grande plénitude ?
Pourquoi les mantras pour la résilience ?
Le lien entre le son et la résilience n’est pas un concept de bien-être moderne ; il traverse certains des textes les plus anciens de la tradition. Les Yoga Sutras, les Upanishads, le Sangita Ratnakaram pointent tous vers la même intuition : la voix est un pont entre le monde extérieur et le monde intérieur, entre ce qui nous trouble et ce qui nous stabilise. Un mantra pratiqué régulièrement ne fait pas que calmer le système nerveux dans l’instant — il construit, avec le temps, une architecture intérieure ; quelque chose vers quoi revenir.
« Notre système nerveux ne nous juge pas », dit Nitya. « Si je chante et que j’en prends plaisir, il libérera automatiquement endorphines et ocytocine, quelle que soit la justesse de ma voix. » La science confirme ce que les textes anciens pressentaient. Mais Nitya va plus loin : le vrai obstacle n’est pas la technique, c’est l’histoire que nous nous racontons sur notre propre voix.
« Le son et la musique sont universels. Toutes les civilisations anciennes intégraient une forme de son dans la vie quotidienne — chant, fredonnement, sons apaisants. Ce n’était pas réservé aux musiciens ou aux artistes. Si vous remontez de quelques générations dans votre propre famille, vous trouverez la même chose. Nous avons perdu ce lien. »
C’est ce que les workshops de septembre cherchent à accomplir : non pas former des chanteurs, mais aider les pratiquants à retrouver quelque chose qu’ils portent déjà en eux — la puissance de leur voix, renforcée par le mantra.
Du 14 au 16 septembre, parcours complet de 3 jours (9 h 30-17 heures) au Centre Yoga Vision (75011). En anglais. 395 €.
Contact et inscription :
katjabrunkhorst.com/en/yoga/svastha-workshop/







