Johanne Defay, championne française
de surf.
Voilà un vrai travail puisque l’emploi, d’après certains, serait moribond ! La vie est ce que l’on a de mieux, n’est-ce pas ? « Trouver tout ce que je fais intéressant : la lessive, me nourrir, m’habiller… Je ne suis pas self destructive » dit Patti Smith. Nous non plus ! Pas pendant les vacances !
Une lectrice nous rappelle les propos de Mère Thérésa, suite au n° précédent du JdY : « Il n’y a que 30 cm entre le cerveau et le cœur, mais c’est un chemin de vie » !
Regardez par quel miracle un brin d’herbe tient debout ! Bernard Hallé (1938 – 2025), le botaniste, parlait de « l’œil magique », cette capacité à s’émerveiller en portant attention au vivant. Le regard qui arrive
à déceler la beauté et le merveilleux, même au cœur d’un quotidien, dans les choses les plus simples. De la même manière, on ne tiendrait pas debout, ou comme des bouts de bois désarticulés, sans cette « tenségrité », sans ses enveloppes souples, fluides, hydratées, élastiques qui entourent chaque organe et la totalité du corps, communiquent en permanence avec notre cerveau ou nos émotions. Et le yoga, depuis des millénaires, en avait eu l’intuition, dans son pressentiment de l’unité, dans cette intelligence relationnelle du corps traversé de résonance, de perception… Dans cette compréhension nouvelle des fascias, Hajer Mabrouk nous invite à une pratique subtile : « sentir le corps comme une trame sensible et communicante, et laisser l’unité se révéler dans l’expérience directe », écrit-elle (voir La séance de l’été)
Cette qualité d’attention à ce qui est, toute yogique, cette présence à soi, à la nature, être avec, se donner le temps de… pendant ces mois d’été, écrasé de chaleur à l’ombre d’un grand arbre, écouter cet oiseau répondre à son alter ego, alors que la brise marine vient de se lever… Redécouvrir le temps long. Trouver la bonne pulsation,
le rythme juste. « Laisser la conscience s’ouvrir à la vibration qui traverse toute chose » comme nous y appelle Colette Poggi.
Entendre les pierres qui chuchotent… !
Etty Hilesum ne dit pas autre chose : « Corps et âme ne font qu’un » !
Autre révélation, très ayurvédique : nous ne sommes pas ce que nous mangeons mais ce que nous digérons. Aussi l’Ayurvéda a mis Agni, le feu digestif, au centre de cette science de longue vie et de bonne santé.
Ceci dit, une grande vigilance à la qualité de notre alimentation est souhaitable, car c’est elle qui « stimule notre réceptivité tactile » nous rappelle Éric Baret.
Ces mois d’été nous invitent à explorer de nouveaux territoires, à transformer l’imagination en imagin-action, car, paraît-il, et c’est assez rare, le sagittaire est en lion ce mois de juillet. Les initiés comprendront ! Alors préparez-vous à être ce héros
ou cette héroïne solaire… Bon été.

réalisée en 1793 par Laksmana Bhatta (voir p.5)





