L’attention au souffle vient régler le « tempo ». Avec lui je retrouve cet espace douillet et accueillant, qui me paraît si familier que j’ai l’impression de ne jamais l’avoir quitté. Ce souffle qui me restitue le silence intérieur vient calmer mon mental en le baignant de son élixir.
Je le retrouve intact, tel que je l’avais déjà goûté il y a si longtemps déjà.
Dans les moments de contemplation de la nature, et à chaque fois que je l’évoque, c’est mon fil conducteur qui instaure les phases méditatives.
Il a le pouvoir d’arrêter le temps en me ramenant au moment présent, sans se soucier de l’avenir, sans regretter le passé ; juste l’instant présent, pendant lequel j’accueille le don de cette grâce qui vient m’inonder de son flux.
Je le sens se déverser dans tout mon corps, et lui laisse le soin de l’explorer en se frayant un chemin, écartant les obstacles et entraînant avec lui ce qui encombre et





