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Sur la verticalité des plantes et la merveilleuse complexité de la nature.

Gute Nacht (2001) de Baselitz (1938-2026), fameux peintre allemand, qui nous a quittés le mois dernier. Il avait pris l’habitude de présenter ses personnages la tête à l’envers. Il pensait peut-être au vers de la poétesse autrichienne, Ingeborg Bachmann (1926-1973) : « Toute personne qui tombe a des ailes »

Petite leçon de chose. La plante, elle, pointe vers le ciel ! Un prodige, quand on est dépourvu de charpente osseuse, comme toute plante herbacée qui se respecte ; et quand on ne produit pas de lignine à foison, cette macromolécule qui confère aux troncs des arbres et des arbrisseaux leur rigidité tutélaire.

La réponse tient dans un double secret, niché au creux et autour de chaque cellule végétale. Chacune d’elles, en effet, est entourée d’une paroi bâtie, pour l’essentiel, en cellulose, un long polymère de sucres (du glucose). C’est là le premier secret : à la fois flexible et extensible, mais solide et rigide, cette paroi permet à ces cellules de s’allonger – donc à la plante de croître – tout en leur offrant une structure de soutien. Grâce à cette armature, ces cellules peuvent résister aux forces mécaniques et aux pressions de l’environnement.

Et voici le second secret : la rigidité de cette paroi est contrebalancée par une

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