L’essentiel du Yoga-Vâsistha, rédigé en sanskrit au XIIe siècle, est constitué par le dialogue de Râma et de Vasistha, l’un exposant ses doutes, l’autre s’efforçant de les dissiper. Au terme du dialogue – qui s’étend sur dix-huit jours et auquel la Cour rassemblée assiste de bout en bout - Râma est complètement éclairé et « guéri ».
Le délivré-vivant est animé envers tous d’une tranquille bienveillance (maïtri, terme bouddhique) qui ne demande rien en échange. Au milieu d’enfants, il se comporte en enfant, parle leur langage et participe de bon cœur à leurs jeux.
S’il est amené à vivre dans une Cour royale – et c’est le cas de Vasistha lui-même, « chapelain » (pouro-hita) du grand monarque Dasharatha – il en accepte le luxe sans remords, assuré qu’il est de pouvoir y renoncer à tout instant si les circonstances l’exigeaient. Consulté sur les affaires de l’État, il donne volontiers son avis, et celui-ci est d’autant mieux écouté qu’on le sait désintéressé. Au milieu d’hommes en détresse, il se tient disponible, prêt à les aider matériellement dans la mesure de ses moyens, en tout cas à les consoler et à les éclairer, mais sans jamais faire pression sur eux pour qu’ils acceptent s





