« Façons d’endormi, façons d’éveillé » (Henri Michaux). Peindre le sommeil est quelque chose de paradoxal. Il s’agit de représenter une expérience irreprésentable, invisible, une absence au monde. Et devant l’œuvre d’art nous voyons un monde qui échappe totalement à la personne endormie, qui ne nous regarde pas… La peinture est alors l’envers du visible. Le sommeil devient une expérience d’éveil, une présence à l’essentiel. La visite du musée se transforme en déambulation dans un univers lynchien, où on ne sait plus les limites entre le rêve et la réalité… J’ai peut-être rêvé que j’ai vu une exposition sur le sommeil ? Réveillez-moi ! » Phillipe Filliot







